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LA CHAPELLE DE CHÂTEAUVIEUX

XIème SIECLE

Préambule

La Chapelle de Châteauvieux est située à trois kilomètres au sud-est d'Yzeron dans un hameau dont l'entrée était signalée, jusqu'en 1984 année où un chauffeur maladroit la détruisit, par une croix représentant d'un côté le Christ, de l'autre la Vierge couronnée par un ange.

                                  

Historique

La Chapelle de Châteauvieux, église à son origine, construite au XIème siècle, est dédiée à Saint Jean Baptiste.

Edifice d'un style roman très pur et d'une grande unité, sa restauration au début des années soixante, à l'initiative du Père GRANJON alors curé de la paroisse d'Yzeron et le concours d'habitants du hameau, respecte son caractère.

La paroisse de Châteauvieux semble antérieure à celle d'Yzeron. L'historien Paul RICHARD écrit "Châteauvieux faisait partie des possessions de l'abbaye d'AINAY données par le pape Eugène III et le pape Innocent IV en 1250. L'abbaye nommait à la cure de la paroisse dont l'église est l'église mère de la paroisse d'Yzeron".

Ainsi, par un testament daté de 1311, Madame Veuve Hubert de SOLOIGNAT voulait que les ossements de son époux, François de TALARU, fussent transportés, d'un tombeau situé devant l'église de Châteauvieux, dans le monastère d'Ainay où elle avait élu sépulture.

Ce n'est qu'en 1658 que Châteauvieux, alors église mère, devint annexe d'Yzeron. Le curé, résidant à Yzeron, s'intitule alors curé de ces deux paroisses et dessert les deux églises "venant alternativement en icelles pour faire l'eau bénite et le prône en l'une, lorsqu'il célébrait la messe en l'autre".

Châteauvieux fut acquis à la fin du XVIIème siècle par la famille de Mont d'Or.

Un peu plus tard, en 1735, Joseph de Mont d'Or, ancien capitaine qui résidait à Châteauvieux, voulut se procurer l'avantage tant à lui qu'aux habitants du hameau, d'y avoir la messe le dimanche et les jours de fêtes.

Dans ce but, il fonda une pension destinée à doter un prêtre qui devait demeurer dans la maison que les habitants avaient fait construire quelques années avant. Cette maison, située à gauche devant la Chapelle, est tombée en ruines et a été remplacée par la maison actuelle.

De nos jours, la Chapelle demeure consacrée et des offices y sont occasionnellement célébrés.

                                    

Architecture

A l'extérieur, une petite cour devant la Chapelle fait office de parvis. A partir de là, il est possible d'accéder, par une porte sur le côté droit, à l'ancien cimetière. Les tombes ont complètement disparu.

Deux pierres tombales sont placées à droite et à gauche du portail de l'édifice. L'une, en calcaire doré, sans aucun autre décor; l'autre, en calcaire blanc: il s'agit sans doute du réemploi,d'une dalle romaine, fréquent en région lyonnaise, car son style n'est pas celui du début du XIIème siècle. L'une d'elles est sans doute celle de François de TALARU.

                                     

Le tympan de la porte est entouré d'un arc plein cintre formé de seize claveaux concentriques dont l'appareillage est parfait. Il s'appuie sur un robuste linteau monolithe.

Le clocher, carré, repose sur la croisée du transept .    

                                                                   

Il renfermait trois cloches. Il n'en subsiste qu'une, datant de 1692, portant la dédicace suivante:

"PARRAIN M° JEAN. DE. MONT-DOR. CHEVALIER. Sm. DHORIEV. St. LAURENT. DE. VEAUS. ET. AUTRES. PLASES. MARRAINE. Dm. IANE. DE. LAPLASSE. VEFVE. DE. PHELIPE. DE. LASALLE. ECUYER."

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